
Matthieu Lehot : du ring à la préparation mentale.
- 20 juin
- 2 min de lecture
(Photo Patrick Tapin)
Pendant des années, Matthieu Lehot a construit sa carrière à force de travail, de sacrifices et de résilience. Sur les rings de boxe anglaise, le Manchois s'est forgé un solide palmarès avec 17 victoires, 11 défaites et un match nul. Mais derrière les résultats se cachent surtout des centaines d'heures d'entraînement, des moments de doute, des blessures et cette capacité à toujours se relever.
Aujourd'hui, c'est justement cette expérience qu'il souhaite mettre au service des autres.
À 35 ans, le double champion de France poursuit sa reconversion dans un domaine encore méconnu du grand public mais devenu incontournable dans le sport moderne : la préparation mentale.
Une orientation qui n'a rien d'un hasard pour celui qui a toujours considéré que la performance ne se limitait pas aux qualités physiques.
Son dernier grand fait d'armes remonte au 23 mars 2024 à Carentan. Devant son public, Matthieu Lehot s'était emparé du titre de champion de France des poids plumes en dominant aux points le tenant du titre Kaddour Hmiani. Une victoire obtenue au terme d'un combat particulièrement exigeant, où la maîtrise émotionnelle et la gestion de la pression avaient joué un rôle aussi important que la technique ou la condition physique.
Fort de ce vécu, Matthieu Lehot a obtenu sa certification en préparation mentale en mars dernier et s’est lancé désormais une nouvelle activité centrée sur l'accompagnement des sportifs et des profils confrontés à des situations de forte exigence.
Cette nouvelle orientation s'inscrit finalement dans la continuité de sa carrière sportive. Après avoir appris à maîtriser ses émotions pour performer sous les projecteurs, Matthieu Lehot entend désormais transmettre cette expérience acquise sur le terrain.
Car si les combats se gagnent avec les poings, ils se préparent souvent dans la tête.Et dans ce domaine, l'ancien double champion de France possède une légitimité forgée au fil des années passées entre les cordes.
Patrick Tapin



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