
MMA au Palais des Sports de Caen : la cage a tremblé, KO et soumissions à la chaîne
- il y a 2 jours
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(Photo Melcvid)
Ce samedi 28 mars, le Palais des Sports de Caen s'est transformé en véritable arène. Avant même l'entrée en lice des professionnels, les combats amateurs avaient déjà donné le ton : expéditifs, brutaux, marqués par des blessures sévères (mains cassées, épaules déboîtées) et des soumissions éclairs. Un échauffement qui a parfaitement planté le décor pour les cinq prochains combats.
Molins, l'art de l'étranglement (Catchweight - 59 kg)
Le premier combat pro de la soirée a tourné à la démonstration de grappling. Dès les premières secondes, Thibault Molins a pris le centre de l'octogone et imposé son rythme à Jivan Armenakyan. Supérieur dans les phases de lutte, il a rapidement amené le combat dans son domaine de prédilection pour verrouiller un étranglement fatal. Victoire nette et sans bavure par soumission pour Molins.
Scurco impériale dans la douleur (Bantamweight féminin)
Un affrontement à sens unique. Dans la catégorie Bantamweight, Ludmila Scurso a littéralement roulé sur Alison Canot. Dominatrice dans tous les compartiments du jeu (striking comme au sol) du début à la fin, Scurso a infligé de très lourds dommages physiques à son adversaire. Le visage en sang, incapable d'inverser la pression constante imposée par Scurso, Canot a été contrainte à l'abandon.
Perruchet, le combat expéditif (Catchweight - 82 kg)
Le public caennais voulait de la bagarre, il a été servi. Le duel entre Cédric Perruchet et Yannick Frachon a été une véritable collision, mélangeant technique pure et combat sauvage. Dès le coup d'envoi, Perruchet a pris les commandes en connectant de lourdes frappes. Frachon n'a pas tenu le choc : avant même la fin du premier round, un crochet dévastateur de Perruchet l'a foudroyé net.
Anzor, la foudre en moins de deux minutes (Lightweight - 70 kg)
Il ne fallait pas arriver en retard. Le Français Anzor Baybatyrov a fait un passage éclair dans la cage face à Thyago Silva. Dès les premiers échanges de la reprise initiale, la différence de puissance et de précision a sauté aux yeux. Il aura fallu moins de deux minutes à Anzor pour trouver la faille et sécher Silva sur un KO monumental. Un message clair envoyé à toute la catégorie des poids légers.
Petshi arrache la victoire dans les dernières minutes du 1er round (Catchweight - 73 kg)
Ce dernier affrontement a été une guerre d'usure et de position. Coincés dans un duel âpre, très axé sur le corps-à-corps contre le grillage, Kévin Petshi et Pinheiro ont livré un combat tactique et physique. Mais l'opportunisme de Petshi a fait la différence au moment le plus critique : à seulement quelques secondes de la cloche marquant la fin du premier round, il est parvenu à placer une soumission imparable, forçant Pinheiro à l'abandon in extremis.
Clémence Bury



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